Les robinets dakarois à sec. Et si on appelait le FBI à la rescousse ?

Enfant à la recherche d'eau

Petit message de compassion pour mes amis sénégalais qui se retrouvent avec des robinets secs depuis près de deux semaines. Ça doit être particulièrement éprouvant pour la génération Internet d’abandonner Twitter, Facebook et toutes ces choses-là pour aller chercher, calebasse à la tête, de l’eau dans le marigot comme les faisaient nos ancêtres…

Mais la réalité est là et il va falloir s’y faire. Je ne peux m’empêcher de me dire que l’Afrique part en vrille. De Dakar à Kinshasa, les coupures intempestives d’eau et d’électricité n’émeuvent plus personne.  Cinquante ans après les indépendances, il faut composer avec les délestages et accepter de boire de l’eau jaunâtre lorsque les robinets veulent bien en donner.

Il va falloir se préparer à revivre comme nos anciens. Exit l’Iphone et tous les gadgets du genre. Investissez plutôt dans une bonne lampe tempête  made in China et dans une calebasse. Ça peut toujours servir.

Voilà deux semaines que mes amis sénégalais se plaignent du manque d’eau. Mais ça ne coule toujours pas. C’est sans doute parce que Monsieur le Président et ses ministres ne doivent pas subir directement cette crise. Ils doivent sans doute avoir des hommes à tout faire qui remplissent les citernes chez eux. Les autres ? Ils peuvent toujours crever !

Chers amis sénégalais, avez-vous pensé à appeler le FBI comme l’ont fait nos frères kényans pour faire face à la prise d’otage du Westgate de Nairobi ? Autrement, vous pouvez toujours demander de l’aide aux israéliens qui seront ravis de vous envoyer quelques experts pour colmater les fuites.

Et pendant ce temps, vos dirigeants feront ce que l’autoproclamée élite africaine sait si bien faire : se battre pour accéder et s’accrocher au pouvoir.

Assurer ? Prévoir ? Mais pour quoi faire ? D’ailleurs, tout le monde le sait. Ce n’est pas de leur faute s’il n’y a pas d’eau à Dakar. C’est sans doute à cause des occidentaux qui  complotent et qui tirent les ficelles dans le but d’assoiffer les sénégalais.

Si si, l’occident est à l’origine des problèmes de l’Afrique

Un amas d'ordures déposé par la France à proximité d'un marché de Conakry.

Un amas d’ordures déposé par les puissances coloniales à proximité d’un marché à Conakry.

A la lecture du billet du camerounais René Jackson Nkowa - Non, ce n’est pas la faute de la France -, je me sens obligé de réagir. Je ne suis pas d’accord avec toi René. Dictature, tribalisme, guerres, pauvreté et tous les autres malheurs de l’Afrique sont réellement l’œuvre des anciennes puissances coloniales.

Tu ne vas pas me dire que tu ignores que l’africain n’est qu’une marionnette, une sorte de drone sur pattes, téléguidé depuis Paris, Washington, Londres et autres grandes capitales occidentales ? C’est pourtant facile à comprendre qu’un drone ne réfléchit pas. Tu lui demandes de s’autodétruire, il s’exécute.

Pas plus tard qu’hier dans les rues de Conakry, je me suis retrouvé face à l’un de ces drones déguisé en chauffeur. Sa mission: s’assurer que la ville soit la plus crasseuse possible. « Pourquoi t’embêtes-tu à mettre les restes des arachides que tu viens de manger dans ta poche ? Jette ça par la fenêtre », m’a-t-il recommandé. Décidément je suis resté trop longtemps en Europe. « Héééé mon frère. Tu as vu poubelle où ici ? Si tu ne veux pas jeter, donne-moi, je vais jeter ça par la fenêtre pour toi ». Révélation ! Non seulement je commence à avoir des réflexes de Toubab, je comprends mieux pourquoi les plages de Conakry sont couvertes de détritus. Complot ourdi de je ne sais quelle ancienne puissance coloniale.

Mon cousin Léopold en sait quelque chose. Il a du mal à joindre les deux bouts, lui qui n’a que huit enfants, deux femmes et une maitresse. Tout ça à cause de ces drones du gouvernement, téléguidés par les américains et qui gèrent mal le pays. Comme si cela ne suffisait pas, les sorciers du village lui ont jeté un sort. Envoûté, il a volé du carburant dans sa voiture de fonction. Il a fini par se faire prendre et s’est fait virer, injustement. Si seulement ces voleurs du gouvernement faisaient bien leur travail, mon cousin ne serait pas obligé de me harceler pour réclamer un peu de solidarité par Western Union.

C’est connu de tous. C’est à cause de l’occident que grand-père Robert Mugabe s’accroche au pouvoir.

De même, Papa Obiang qui a catapulté son fils Teodorin super ministre, tout le monde sait que c’est parce qu’il a été téléguidé par les multinationales américaines et qu’il ne pouvait vraiment pas dire non. Si mon compatriote, l’artiste Werrason a écrit une chanson à la gloire du prince Obiang qu’il désigne affectueusement comme étant « l’espoir de la jeunesse africaine », c’est sûr que c’est le Quai d’Orsay qui lui a intimé l’ordre. Je ne comprends pas que les mêmes français aient émis un mandat d’arrêt à l’encontre de ce cher Teodorin Obiang Nguema après avoir saisi pour des millions de dollars en voitures de luxe dans son hôtel particulier… à Paris. Sacrés français !

Petite pause musicale avant la suite. Quand Werrasson chante à la gloire du prince Obiang, voilà ce que ça donne.

Mon cher René, la France n’est pas injustement accusée d’ingérence dans les affaires africaines. L’armée française est bien intervenue à Abidjan pour chasser notre gentil tonton Gbagbo non ? Bon, toute l’Afrique a applaudi lorsque la même armée est intervenue au Mali pour chasser les fous de Dieu qui ont mis en déroute l’armée de ce pays indépendant depuis 50 ans. Mais bon, c’est une façon comme une autre de payer pour toutes nos richesses pillées pendant la colonisation. D’ailleurs, je soutiens les jeunes centrafricains qui ont manifesté il y a quelques mois devant l’ambassade de France à Bangui pour dénoncer l’inaction de la France face à l’avancée des rebelles de la Séléka.

Chers amis français, tout ce qu’on vous demande, c’est  d’intervenir quand nous avons envie et de ne pas interférer dans nos affaires internes quand ça nous arrange. C’est facile à comprendre non ?

Comment faire pour s’émanciper du diktat des méchants occidentaux ?

Pas besoin de nous remettre en question ou de nous défendre. Pourquoi le ferrions-nous alors que nos bourreaux sont connus ? C’est nous les victimes non ?

Prenons la parole sur les ondes de RFI (Audiovisuel Extérieur de la France), média financé par l’ancienne puissance coloniale. Dénonçons et pleurnichons sur Facebook, Twitter et sur tous les autres réseaux sociaux made in USA. En pleurnichant tous en chœur, nos bourreaux seront peut-être pris de pitié. Ils rappelleront  leurs drones et l’Afrique sera enfin un paradis.

Immigré clandestin, le kit de survie

Je me posais il y a quelques jours sur mon profil Facebook la question de savoir combien d’athlètes congolais rentreraient au pays après leur participation aux Jeux de la Francophonie à Nice. La réponse vient de tomber et ce n’est que le début : 2 cyclistes et 7 basketteuses congolais se sont volatilisés.

J’avoue que ce n’est pas un scoop, mais tout de même. J’imagine bien les conseils des gens du quartier à la veille du grand voyage: « C’est la chance de ta vie ma sœur. Il ne faut surtout pas revenir hein ? » ou encore les menaces de la famille : « Si tu reviens, il n’y aura plus de place pour toi à la maison. D’ailleurs pourquoi reviendrais-tu ? Si c’est pour te disputer les boules de foufou avec tes frères et sœurs, ce n’est pas la peine. Et puis, tu n’as pas vu la fille de la voisine qui vit à Paris ? Elle envoie régulièrement des Western et des vêtements à sa famille… »

Tout ça à cause de la fille des voisins qui s’est reconvertie dans la vente de pipes à 20 Euros dans les parties communes des immeubles dans le XVIIIe arrondissement de Paris. C’est vrai qu’elle envoie régulièrement des cadeaux à la famille mais personne ne doit savoir qu’il lui arrive souvent de faire les poubelles. Petit passage à la machine et hop, de quoi faire le bonheur d’un sapeur en herbe au bled.

Point de place pour des adieux déchirants. Le jour du départ, c’est plutôt la fête. « La fille de Papa Grégoire, la maigre qui passait tous les matins ici avec son ballon de basket et son maillot troué là… Eh bien elle va en Europe. » Le sujet est au cœur de toutes les conversations. « Eeeeeeeeeeh Dieu est grand! Elle a souffert la petite. Maintenant elle va souffler. Dieu a exaucé leurs prières… D’ailleurs c’est quoi le nom du pasteur de l’église qu’ils fréquentent? »

Nos jeunes athlètes prennent la poudre d’escampette et n’allez pas leur demander de rentrer et d’attendre l’issue incertaine des concertations nationales en cours. Rentrer à Kinshasa après un séjour en France, c’est un peu comme retourner en enfer après des vacances en compagnie de Dieu et des anges au paradis. Il faut vraiment avoir envie d’être la risée de tout le quartier.

Pour souhaiter la bienvenue en Europe à mes nouveaux sans-papiers de compatriotes, je leur ai préparé un petit guide de survie du clandestin.

1. Révisez bien votre mensonge

Les agents des préfectures de police voient défiler tous les ans des centaines de pseudos activistes qui sollicitent l’asile politique. Vous voulez l’asile ? Un mensonge original vous donnera plus de chance de rejoindre la tribu des heureux réfugiés (En France, en 2011, il y a eu 76 765 demandes d’asile et 10 740 décisions positives).

Pour mettre toutes les chances de votre côté, pensez à l’option homosexuel en danger dans son pays d’origine. Il paraît que c’est à la mode actuellement.

2. Faites-vous petit, très petit

En attendant d’aller raconter à l’administration votre passé virtuel d’opposant politique ou de faux homosexuel en danger dans son pays d’origine, veillez à ne pas trop prendre vos aises dans le petit appartement du cousin qui vous accueille. Vous risqueriez de vous retrouver avec un manteau dans vos affaires.

Explication: Dans les milieux congolais de la diaspora, lorsque la personne qui vous reçoit chez elle glisse un manteau dans vos affaires, cela veut dire que vous n’êtes plus le bienvenu et que vous devez dégager. Le manteau, c’est pour dire: « Bon, tu dégages de chez moi mais solidarité africaine oblige, je ne vais tout de même pas te laisser mourir de froid dans la rue ».

3. La police, vous éviterez

Évitez les lieux trop fréquentés (Gares, aéroports, centres commerciaux) ou les rassemblements (manif pour le départ de Kabila par exemple). Un contrôle de police et ce sera la case tribunal, centre de rétention et expulsion. Et une fois de retour à la maison, l’ANR (Agence nationale de renseignements), en guise de cérémonie de bienvenue vous dépouillera du peu que vous aurez réussi à prendre avec vous le jour de votre interpellation.

Vous aurez deux gardes du corps musclés qui vous accompagneront pour s’assurer que vous rentrez chez vous et que vos menottes sont bien serrées. Attention, si vous ne voulez pas vous retrouver à la prison de Makala, anticipez. Prévenez la famille au pays. Demandez leur de soudoyer un officier de la DGM (Direction Générale des Migrations) avant votre arrivée, histoire qu’il s’occupe de vous sortir de l’aéroport par une porte dérobée.

N’imitez surtout pas les autres africains que vous verrez frauder dans le transport en commun. Les contrôleurs peuvent vous livrer à la police.

4. Amorcez au plus vite votre reconversion professionnelle

Sauf miracle ou intervention divine, ne vous attendez pas à poursuivre votre carrière sportive. Dans les meilleurs des cas, si vous mentez bien, vous aurez des papiers au bout de deux ans de démarches. Sinon, au moment où vous serez régularisé, vous serez trop vieux. Il n’y a pas de sot métier hein ? Vigile ou femme de chambre, l’essentiel c’est de pouvoir envoyer de l’argent à la famille restée au pays.

Prix Waxal pour les meilleurs Blogs africains

Cérémonie de remise de prix Waxal Blogs awards à Dakar

Je suis au Sénégal depuis dimanche dernier sur invitation de l’Institut Panos Afrique de l’ouest qui m’a décerné le prix de meilleur Blog de journaliste africain. Ravi de découvrir le Sénégal et surtout de rencontrer d’autres bloggeurs africains qui utilisent Internet pour s’exprimer et partager leur quotidien.

Pour cette première édition, les WAXAL Awards ont cherché à promouvoir le développement de blogs par les personnes travaillant en tant que journalistes et également des organisations africaines qui font usage d’Internet.

4 catégories seront récompensées :

Meilleur blog francophone de journaliste
Décerné à Cédric Kalonji de la république démocratique du Congo qui ne va pas donner trop de détails ici parce que c’est son Blog.

Meilleur blog anglophone de journaliste
Ce prix est décerné à Rosebell Kagumire, jeune journaliste Ougandaise qui s’est lancée il y a un peu plus d’un an. Sur son Blog que je découvre, elle aborde des sujets socio-économiques sur l’Ouganda et l’Afrique. « Parler de politique en Afrique quand on est une femme est souvent regardé d’un mauvais œil. Je ne parle pas de mode ou de recettes de cuisine mais je veux être la voix de ces femmes et enfants de mon pays qui n’ont pas toujours la possibilité de s’exprimer », m’a-t-elle confié.

Meilleur blog de journalisme citoyen produit par une institution/organisation africaine
Ce prix est dédié à Lusaka Times, un blog collectif d’informations et de débats Zambien.

Prix spécial de l’IPAO pour l’Afrique de l’Ouest
Ce prix est décerné au Blog de Yoro, jeune ivoirien déjà primé par la Deutsche Welle pour le concours Best of Blogs de la Deutsche Welle. Sur son Blog, il partage photos et petites histoires se déroulant en Côte d’ivoire son pays. Yoro m’a dédié son prix, le justifiant par le fait qu’il s’est inspiré de mon Blog pour en lancer un.

Les choses avancent tout doucement et je ne peux que me réjouir de voir naitre et grandir pas mal de Blogs sur le continent africain. Nous sommes encore loin d’une vraie démocratisation d’Internet mais on ne peut pas non plus parler d’une stagnation.

Il viendra, j’espère bientôt, le temps où toutes les communautés africaines pourront partager leur quotidien sur la toile et mettre en valeur la richesse culturelle d’un continent dont on ne parle que pour des carences et ses crises.

Première semaine d’Obama: rupture radicale, décisions symboliques

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Investiture de barack Obama (Illustration de Luba - http://congoblog.net)

En une semaine, à coup d’annonces et de mesures, le nouveau locataire de la maison blanche a commencé à défaire les huit années de présidence de George W. Bush. Au lendemain de sont investiture, Barack Obama a annoncé la fermeture de Guantanamo et banni le recours aux méthodes controversées d’interrogatoire de la CIA. Devant ses conseillers économiques, il s’est engagé à des décisions radicales pour lutter contre la récession. Aux hauts responsables militaires, il a réclamé d’organiser un départ raisonnable d’Irak. Selon le Washington Post, « aucun président avant lui n’a adopté autant de mesures de politique générale au cours de sa première semaine à la présidence ».

Au delà de ce changement de ton et de style, on peut s’interroger sur l’étendue de cette rupture avec l’administration précédente. Le lendemain de l’annonce de la fermeture de Guantanamo, un missile américain était tiré sur une cible au Pakistan, causant la mort de 18 personnes. « La terminologie de la guerre contre le terrorisme  peut disparaître, mais la guerre contre Al-Qaïda ne disparaîtra pas », explique alors Bruce Riedel, ancien agent de la CIA et conseiller de Barack Obama pendant la transition et la campagne présidentielle. « C’est une erreur de conclure que l’administration Obama ne va pas s’en prendre à Al-Qaïda avec des intentions au moins aussi sérieuses que celles de George W. Bush », poursuit-il.

Le plan de relance

Lors de sa première allocution hebdomadaire à la radio, Barack Obama a évoqué son vaste plan de relance économique de 825 milliards de dollars, qu’il voudrait faire adopter le plus rapidement possible. Chaque jour de cette première semaine à la tête des Etats-Unis, le nouveau président a consacré une partie de son temps à mettre en œuvre ce plan, et à convaincre les indécis. « Si nous agissons en tant que citoyens, et non en tant que partisans, et tentons de rebâtir l’Amérique, alors j’ai confiance que nous sortirons de cette période éprouvante plus forts et plus prospères que nous ne l’étions avant », a-t-il assuré.

Proche Orient et Afghanistan

Deux nouveaux venus ont rejoint l’administration de Barack Obama, deux négociateurs chevronnés qui joueront les émissaires dans deux zones jugées prioritaires par le nouveau président : George Mitchell au Proche-Orient, et Richard Holbrooke en Afghanistan. Trois jours plus tard, l’administration Obama annonçait le départ imminent de l’envoyé spécial pour la paix, George Mitchell, pour une tournée au Proche-Orient – en Israël, dans les Territoires palestiniens, en Egypte, en Jordanie et en Arabie Saoudite.

Dans une interview donnée à la chaîne de télévision Al Arabiya, Barack Obama a dit qu’il dépêchait son émissaire sur place avec pour consigne de « commencer par écouter, parce que trop souvent, les Etats-Unis commencent par dicter les choses ». Le président américain a également déclaré que selon lui, le temps était venu pour les Israéliens et les Palestiniens de revenir à la table des négociations. Il a promis de tendre la « main de l’amitié » au monde musulman.

Environnement

Là où son prédécesseur avait rejeté les accords de Kyoto, le nouveau président américain assure que « les Etats-Unis sont prêts à reprendre les commandes » sur ce dossier. Il a nommé Todd Stern « négociateur en chef » de son administration sur le réchauffement climatique. Todd Stern avait négocié le protocole de Kyoto au nom du président Bill Clinton. Barack Obama a également demandé à l’Agence de protection de l’environnement de permettre à la Californie d’adopter ses propres règles en matière de limitation des rejets de gaz à effets de serre. Depuis plusieurs années, Arnold Schwarzenegger,  gouverneur de Californie veut imposer dans son Etat des règles plus sévères que celles en vigueur au niveau national. Chose que George W. Bush a toujours refusé.

Congo Blog « Ba Leki » : Les articles en ligne

Congo Blog Ba leki

Après concours, recrutement et formation, les articles proposés par les correspondants « Be Leki » sont désormais disponibles sur congoblog.net. À Kinshasa, du 22 au 26 décembre 2008, les candidats sélectionnés ont bénéficié d’une formation sur les techniques de publication sur le Web. Il y a en a 8 au total. 2 de Goma, 1 de Bukavu, 3 de Kinshasa, 1 de Kisangani et 1 de Lubumbashi.

Pour lire leurs articles : http://www.congoblog.net

Vos commentaires, remarques et suggestions sont les bienvenus dans cet espace d’échanges et d’expression.

Vous pouvez vous inscrire comme membre pour participer aux débats ou vous abonner au flux RSS pour rester informé sur les mises à jour.

Ba Leki : Lancement du site

Une nouvelle dimension de l’aventure débutée en 2005. Congo Blog se transforme en une plate-forme réunissant 8 jeunes provenant de différents coins de la république démocratique du Congo.

Après un long processus de sélection des correspondants, l’étape suivante sera leur formation à Kinshasa. Ces jeunes qui vont travailler activement et qui vont partager leur quotidien apprendront des rudiments de la photo et de la publication sur Internet.

Autre nouveauté : des dessins d’actualité proposés par l’association des caricaturistes congolais. Et bien sûr, une place de choix est réservée aux contributions des visiteurs. Congoblog« Ba leki » se veut une plate-forme de libre expression et de débats autour de la vie congolaise.

Pour retrouver déjà les articles proposés pour le concours, vous pouvez vous rendre directement à l’adresse ci-après : http://www.congoblog.net

Mon Blog personnel déménage et sera désormais accessible à l’adresse suivante : http://www.cedrickalonji.net

Encore un journaliste assassiné

Didace Namujimbo

Après l’assassinat de Serge Maheshe dans la nuit du 13 au 14 juin 2007, c’est au tour de Didace Namujimbo, abattu lâchement hier dans la nuit dans les rues de Bukavu. Son corps a été retrouvé sans vie ce matin près de chez lui au quartier Ndendere dans la commune d’Ibanda.

En apprenant la nouvelle de l’assassinat de ce confrère avec qui je travaillais encore il y a quelques mois, je suis partagé entre douleur, tristesse et colère. Je me demande comment la démocratie s’installera durablement dans un pays où on est visiblement allergique aux journalistes indépendants et professionnels. Devons-nous laisser le Congo entre les seules mains des hommes forts, ceux qui sont armés ?

Après l’assassinat de Serge Maheshe, nous avons eu droit à un procès ressemblant plus qu’à autre chose, à une pièce de théâtre montée par des amateurs. Que se passera-t-il cette fois-ci ?

Qui se cache vraiment derrière ces assassinats de journalistes ? Quel message les assassins des journalistes veulent faire passer ? Qui sera le prochain après Didace ?

Didace Namujimbo laisse derrière lui une veuve et deux orphelins. Il est le deuxième journaliste de Radio Okapi à être tué à Bukavu. Il s’ajoute à la longue liste de journalistes assassinés en république démocratique du Congo.

Repose en paix Didace.

Sélection des correspondants terminée

Après lecture de tous les articles soumis pour le concours de recrutement des bloggeurs correspondants de congoblog.net, une liste des futurs correspondants se dégage enfin. Ils ne seront plus 6 mais plutôt 8, provenant de différents coins de la République démocratique du Congo. 2 personnes de plus donc qui nous inviteront et nous feront découvrir leur univers. Ils partageront leur quotidien et celui de leur communauté.

Les critères de sélection ont été les suivants :

  • Bonne qualité rédactionnelle
  • Pertinence des thèmes abordés
  • Originalité des histoires racontées
  • Qualité des photos soumises

Merci encore une fois à tous ceux qui ont participé au concours. Bon nombre de candidatures étant d’une très bonne qualité, faire le tri et ne sélectionner que moins de 10% des candidats n’était pas tâche facile. Cette expérience m’aura permis de me rendre compte que malgré toutes les difficultés et tout ce qui peut se dire, il y a en RDC des jeunes doués et motivés sur qui ce grand et beau pays peut compter dans l’avenir.

Répartition des correspondants par région :

  • 3 de Kinshasa la capitale
  • 2 de Goma dans la province du Nord-Kivu
  • 1 de Kisangani dans la province orientale
  • 1 de Bukavu dans la province du Sud-Kivu
  • 1 de Lubumbashi dans la province du Katanga

Les articles que les candidats retenus ont soumis pour le concours seront publiés dans les prochains jours.

Prochaines étapes :

  • Formation à Kinshasa des correspondants retenus
  • Lancement officiel du projet et publication des premiers articles

Recrutement des correspondants : le point

Un peu plus de 100 dossiers de candidature, des articles et des photos de qualité et de fond sur des faits se déroulant à différents coins de la république démocratique du Congo. Lire tous ces articles et voir ces photos est à la fois intéressant et édifiant. Tous ces moments partagés à travers ces récits permettent de se faire une idée presque complète de ce qu’est la vie dans ce grand pays.

Trier, ressortir de cette longue liste de participants les six candidats qui vont s’occuper d’alimenter congoblog.net ne sera pas tâche facile.

Un grand merci à tous ceux qui ont concouru et qui se sont donné la peine de partager ces moments uniques. Une liste des candidats retenus sera bientôt disponible.

Prochaines étapes :

  • Sélection des meilleurs articles et photos
  • Proclamation des bloggeurs « ba Leki » retenus
  • Formation des bloggeurs à Kinshasa
  • Lancement officiel du projet et publication des premiers articles